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 Journal de bord de mes ennuis

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Ulysse21

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MessageSujet: Journal de bord de mes ennuis
Jeu 23 Avr 2015 - 17:41

Janvier

Royaume d'un enfant, empire d'une mère, règne du délivre, royauté du sexuel.
J'évoque la monarchie absolue.
J'évoque ce temps étrangement vertical où le jeudi saint se disait jeudi absolu.
L'argumentation se fait en trois temps.
1. L'homme ne peut pas porter témoignage de l'étreinte parce qu'il est le témoignage. 2. Son corps est l'étreinte qui s'est perdue en lui. 3. Chaque sexe étant le perdu de la scène perdue, l'inscription du jadis se rédige tout entière dans l'autre sexe.


Ce que les Romains appelaient le coïtus est l'avent de l'aube.
La rencontre d'un homme et d'une femme est le jour qui précède cette nuit.
L'enfance qui précède l'étreinte en est le crépuscule.
Toute vie d'homme commence par le crépuscule du jour d'avant.



Février

Produire des listes des grands sensitifs du passé. (Névrose, éloignée de la mélancolie, qu'on peut appeler bouddhisme.)
Sei Shônagon mais Li Yi-chan.
Lucrèce mais pas Epicure.
Chateaubriand mais pas Proust.
Cao Xue Qin mais Sima Qian.
Michelet mais pas Nietzsche.
Breton mais pas Bataille.
C'est ainsi que très peu d'historiens ont écrit très peu de livres d'histoire.


Tchouang-tseu, l'ermite de Qinliansi, a écrit : Tôt ou tard ils l'atteindront, ce qui avait été. (Ce qui est cause de leur vie, l'étreinte génitale.)


Dans le journal d'images de l'empereur Marc Aurèle : La même nature qui fait venir ce qui arrive amena ce qui t'amena.
L'empereur construisit ses listes d'événements passés comme autant d'exercices mentaux orientaux.
Le fragment : "Tout est mort depuis si longtemps" et la fin sublime de l'empereur athée : "Ceux qui sont passés dans les légendes ont eux-mêmes disparu des légendes." Contre-évangéliaire qui naît dans une espèce d'extase aoristique qui est la marque stylistique de ce prodigieux écrivain grec que fut l'empereur romain Marc Aurèle.



Mars

Les oiseaux, les bêtes sont le passé.
Les oiseaux par leur chant font perdre le sens du temps à celui qui préfère leur mélodie aux rappels de la voix hallucinée dans la geis celtique ou dans l'admonitio moyen-orientale.
Un chant est passé devant l'ordre. (Un enfant infans s'est substitué à l'enfant puer interne.)
Le passé simple déroute le passé.
Il le fait bifurquer vers le jadis.
Le perdre est là, abrité tout entier dans la petite marque du passé qui s'ajoute à sa forme.
Le perdre est là puisque la naissance s'échange au fait de perdre un monde et déclenche ce monde qu'elle quitte sous forme de passé, et dont elle retranche sous forme de perdu à jamais, de perdu sans retour. Malgré sa formulation étrange et somptueusement latine, malgré sa fortune, malgré la fréquence de son emploi chez les modernes, l'expression regressus ad uterum ne veut rien dire. C'est l'impossible dans le temps. Cette expression dit vrai mais ce qu'elle énonce est un rêve, une hallucination (un réel impossible).

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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Ven 1 Mai 2015 - 23:36

Avril

Au milieu des astres terre minuscule. L'ensemble des terres émergées forme une sorte d'île que la mer ronge inlassablement.
Îlot de la vie qui est dévoré un peu plus chaque jour et dont les hommes augmentent autant qu'ils peuvent le dépérissement.
Au-delà des eaux de l'océan, à la frontière que marque à l'impuissance de la vue la ligne fictive de l'horizon, la nappe rougeâtre du temps enserre et mange la Terre elle-même.
L'horizon est la rive de l'Erèbe, disait Enkidou.
Derrière cette ligne frontière vit le monde soustrait à la lumière solaire, répondait Gilgamesh.
Marge où errent les morts, les Cimmériens, les hivernants de la nuit et du froid perpétuels, où ils tremblent.
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Dim 3 Mai 2015 - 2:37

Le soir

Il y a un passé sans commencement qui revient dans nos actes le soir.
A certaines heures les millénaires font retomber la même vieille vague.
Fastidieuse, tiède, bestiale, miraculeuse, obscure vague qui se relève pour retomber encore et où se mêlent la faim, la mort, le sommeil, le rêve, la peur, le désir. L'autrefois parle alors avec une vieille voix dépourvue de mots, prononçant des mélopées dépourvues de sens, et très douces, et pleine d'habitudes.


Le rêve est ce qui fait apparaître comme étant là des êtres absents, ou éloignés, ou disparus, ou morts. Ils sont là mais le "là" où ils séjournent n'est pas une dimension spatiale (pour le vivant) ni temporelle (pour le mort). Le "il est là dans le rêve" renvoie à un là qui est avant le temps (comme il est dans le rêve). Ce "là" du rêve précède chez les vivipares le "là" où projette la naissance atmosphérique. Le temps qui vient déchirer le "là" ne l'apporte pas. Il y a un "jadis" distinct de l'ontogenèse et de la phylogenèse et de l'histoire. Si je le nomme jadis, c'est en sorte de bien le distinguer de tout passé.
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enilorak

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 4 Mai 2015 - 14:48

Hello Ulysse,

Je n'ai malheureusement pas ton inspiration, pour trouver les mots, pour te dire que tes textes résonnent en moi.
J'ai un peu honte de ne pouvoir mieux personnaliser mes commentaires, et de ne sortir que des "j'aime beaucoup" ou "très beau"
Dans tes écrits, on ressent bien l'empreinte uranienne et neptunienne,
le départ pour une dimension au dela de notre monde, et qui, pourtant reste ancrée dans le Temps (avec le défilé des mois de ce calendrier interne).
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 4 Mai 2015 - 16:07

eni, même si tu ne trouves pas mieux à dire franchement j'te remercie, voyage avec moi quand tu veux Very Happy

fleur fleur fleur
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mar 12 Mai 2015 - 10:22

Abraham eut beau lever les mains vers Dieu. Dieu voulut son fils mort. Rien ne sut le fléchir. Il prit son fils et son couteau. Le père et le fils gravirent la colline. Peu importe ce qui arriva par la suite. Il y a dans notre héritage des plaies incurables.

Un homme de la province de Nagoya dit :
- Jadis les vieux étaient considérés comme des bouches inutiles. On les transportait à dos d'homme jusqu'à la montagne. On les y abandonnait.

En 1640, dans la province de Nagoya, il se trouva qu'un fils se présenta devant la cabane de son père le jour de ses soixante ans.
Il le salua . Il lui tourna le dos. Son père s'agrippa à ses épaules. Le fils soutint avec les doigts les maigres cuisses de son père et ils pénétrèrent dans la forêt épaisse qui recouvrait la montagne.
Tandis que son fils gravissait la pente le père se dit : "Je crains que mon fils ne se perde au retour." Alors il eut l'idée de casser des branches mortes et de les jeter derrière lui.
Parvenu dans une petite clairière, le fils aperçut deux roches plates qui formaient une espèce d'abri. Il aménagea une litière de feuilles pour que son père pût s'étendre sous les roches. Puis il se tourna vers son père et lui dit :
- Mon père, je vous dis adieu.
Le père inclina la tête et dit :
- Mon petit, comme j'ai craint que tu ne te perdes au retour, j'ai répandu sur le chemin des branches cassées. Tu n'as qu'à suivre ces fragments...
Alors le fils éclata en sanglots.
Il reprit son père sur son dos et il rentra avec lui, de nuit, avec prudence, jusqu'au village. Toujours protégé par l'obscurité de la nuit il saisit un épieu. Il creusa un trou derrière sa cabane où il enfouit son père, le dissimulant sous les ronces d'un buisson.
Personne du pays ne pouvait déceler qu'il avait gardé son vieux.
Il lui apportait à manger trois fois par jour.
Il se trouva qu'un jour le seigneur du lieu dit à ses gens :
- Apportez-moi une belle corde de cendres ou bien je mettrai le feu à vos huttes.
Les villageois ne comprenaient pas ce que demandait leur maître. Ils s'interrogeaient entre eux. Le fils pieux alla trouver son père et dit au-dessus du trou où il l'avait serré :
- Mon père, le seigneur a dit : Apportez-moi une belle corde de cendres ou je bien je mettrai le feu au village.
Dans son trou le vieux répondit à son fils :
- C'est l'un des trois secrets du jadis. C'est facile. Il s'agit du secret de la succession des rotations célestes. Tisse une très belle corde. Mets-la sur une pierre plate. Va au palais avec ta pierre et ta corde. Demande au seigneur qu'il te donne du feu de son âtre. Brûle-la sous ses yeux.
Le fils fit comme son père avait dit. Le seigneur fut étonné mais il offrit en récompense au fils une corde neuve avec au bout un bœuf.
Le fils les ramena chez lui. Il alla trouver son père. Il lui exprima sa gratitude. Il lui dit :
- Que veut dire la corde de cendres ?
- Que jadis nous incinérions nos guerriers en les couchant sous des pierres quand ils étaient morts au cours du combat qu'ils avaient mené pour défendre le village.

Un an passa.
Au début de l'année qui suivit le roi du pays fit venir Corde de Cendres. Il lui montra au milieu de la grand-salle un tronc d'arbre qui avait été coupe, qui était tout noir, le fût parfaitement rond, l'ensemble entièrement poli. Le seigneur se tourna vers Corde de Cendres et lui dit :
- Demain matin tu me diras de quel côté se trouve la racine de cet arbre ou tu mourras.
Le fils pieux fut rempli de perplexité. Il regarda longtemps et silencieusement le fût noir et lisse qui brillait au milieu de la salle du palais. Il rentra dans sa cabane. Quand la nuit fut tombée il alla trouver son père dans le champ de derrière, derrière son buisson de ronces.
Il resta longtemps assis, sans parler, à coté du trou. Enfin il murmura :
- Mon père, je suis inquiet. Je ne peux pas te montrer cet antique fût de bois noir qui est dressé dans le palais de notre maître, vieux tronc de chêne qui a été poli entièrement, afin que tu m'aides et que tu me dises quel est son sens.
- Mon fils, dis-moi exactement comment le seigneur a formulé l'énigme ?
- Le maître a simplement dit : De quel côté se trouve la racine ?
Alors le vieux répondit à son fils :
- C'est encore l'un des trois secrets du jadis. C'est le deuxième secret. C'est le secret de la source des plantes et du monde. C'est l'eau.
Le vieux réfléchit toute la nuit. à la fin de la nuit, avant que l'aube fût là, le vieux dit à son fils comment procéder.
- Va au palais. Demande à notre maître une grande bassine. Fais-la remplir d'eau. Plonge le fût dedans. Le côté qui affleure à la surface est celui de la cime. Celui qui se tourne vers le fond, désigne-le du doigt en silence.
Le fils fit comme son père avait dit.
Le seigneur de la région fut consterné. Il se leva et se mit à genoux. Il lui offrit la bassine en bronze, un char pour la porter. La bassine était pleine d'eau et une carpe de mille ans y nageait.
Tous les villageois l'acclamaient quand il revint, car il était devenu leur héros.
Quand ils furent rentrés chez eux, le fils alla trouver son père. Il lui exprima sa gratitude. Il prit de la pâte et la tressa. Il lui offrit un gâteau.

Un an passa.
Le lendemain du jour de la nouvelle année, le maître du pays fit venir Racine Noire. Il lui dit :
- Racine Noire, tu me déplais avec ton char, ta carpe, ta bassine, ton bœuf. Je veux le tambour qui sonne tout seul sans que personne le touche. Ou tu m'apportes le tambour qui résonne sans qu'on le frappe, ou tu meurs.
Le fils pâlit. Il ne reste pas davantage au palais. Tête basse, il s'éloigna à reculons. Arrivé à sa cabane, il se rendit directement au champs de derrière, il s'approcha du roncier, il répéta à voix rauque la demande du seigneur.
à la fin, à l'inflexion de sa voix, des larmes se mêlèrent.
Il entendit son père qui riait sous la terre.
- Pourquoi ris-tu, mon père ?
- Parce qu'il n'y a que trois secrets, mon petit. Nos soucis vont finir. C'est notre secret.
Le père riait derrière le roncier.
- Mon père, pourquoi le tambour est-il le dernier secret ?
- C'est le secret de notre origine à nous tous, les hommes. Nous sommes à la fois invisibles et bruyants quand nous nous étreignons. En nous étreignant nous résonnons sans que nous nous battions. En nous étreignant nous mêlons les vieux visages et les vieux corps et ils se reproduisent ainsi, et ils se rajeunissent ainsi, de fantômes désirants en fantômes désirants. Toi, mon fils...
- Oui, mon père...
- ... Tu es mon portrait craché comme je le suis de mon défunt père qui le fut de son père qui le fut de son père qui le fut de son père...
Le vieux riait dans son trou.
- Que dois-je faire, mon père ?
- Rien de plus simple. Va dans la forêt. Suis l'ourse. Dispute-lui le nid d'abeilles qui l'attire sans limites.
Le fils ramena un nid d'abeilles de la forêt.
Il le posa devant la cabane.
Il alla porter la carpe à la rivière où il la jeta en pleurant. Elle partit rejoindre son reflet au fond de l'eau.
Il sacrifia son bœuf.
Il écharna la peau.
Il tendit la peau ainsi préparée sur la bassine vidée de son eau.
Il plaça entre le fond de la bassine et la peau tendue du bœuf mort le nid qu'il avait déniché.
Il mit la bassine bourdonnante sur sa tête et il alla trouver le seigneur.
Le seigneur se mit à trembler de peur en entendant le tambour qui résonnait tout seul.
Il sautait de peur sur le plancher de bois dans la salle du palais.
- Tu vas vouloir prendre la tête de ce pays ! Tu vas me tuer ! criait-il.
Le fils pieux le rassura. Il dit :
- Seigneur, ce n'est pas moi ! Ne me redoutez pas ! Ce n'est pas moi qui ai percé les énigmes ! C'est mon père que je n'ai pas pu abandonner dans la montagne. Il vit derrière ma cabane, dans un trou, où je lui glisse trois fois par jour de la nourriture.
Alors l'épouvante quitta le cœur du maître du lieu. Il se rendit avec le fils jusqu'au trou. Tous le village les suivait. Ils aidèrent le vieux à sortir du trou. Il était tout souillé. Ils le débarrassèrent de son ordure et de ses ronces. Ils l'assirent dans l'herbe et les fougères. Le seigneur s'inclina devant le vieillard et il déclara :
- à dater de ce jour je pense qu'il faut laisser les personnes âgées mourir.
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àpeuprès

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 13 Mai 2015 - 5:16

sourire .... méditation
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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 13 Mai 2015 - 11:45

Ulysse, t'es ... Rolling Eyes ... trop fort !!!
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 18 Mai 2015 - 2:57

La mer conduit les sons d'une manière qui paraît infinie. Les sons en Grèce sont plus distincts que dans tout autre lieu qui se trouve sur la terre. On entend une voix humaine avant qu'on voie la barque qui porte celui dont elle provient. On se dit : "C'est Ulysse qui parle à Circé, au roi des Phéaciens, au vieux Laërte, à son épouse qui refuse de le reconnaître."
La voix ne s'est pas encore effritée dans l'air.
Il est vrai qu'il y a si peu de vent.
Il est vrai qu'on entend le bruit de la rame de bois quand elle surgit hors de la surface de la mer. Elle ruisselle depuis deux mille huit cents ans. Il fait beau, on est étendu au soleil.
On sursaute.
Le bruit de la rame qui touche l'eau est une goutte de temps qui tombe avec fracas.
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mar 19 Mai 2015 - 21:40

Pour jeanpierre09, sur la phrase de Florence Arthaud (Cette nuit, la mer est noire)

- Te souvient-il de notre extase ancienne ?
- Pourquoi voulez-vous que je m'en souvienne ?

- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve ? - Non.

- Ah ! les beaux jours de bonheurs indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.

- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
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la fleche


MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 20 Mai 2015 - 22:17

Dans le journal de bord des ennuis ,on avait pas réussit a deceler que quelqu'un y'allait appuyer sur le bouton rouge...

Bon retour par la suite .

Moi aussi j'ai deja fait l'con.
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Jeu 4 Juin 2015 - 16:15

Je tenais à te remercier la fleche, merci beaucoup.
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Jeu 4 Juin 2015 - 18:14



Eh ! si on partait voir la cote ?
On y trouverait plein de potes
Pour s'amuser puis se détendre,
Rigoler à se fendre.
Et vivre sera encore plus bon
Nos pieds plongés dans l'eau,
à chanter l'amour sinon rien.
Alors près d'une femme on retrouvera
Dans l'air, des parfums d'éternité
Perdue au creux de nos bras
Quand nous nous sommes aimés.

J'aurais envie de donner à ma vie des saveurs nouvelles, dans la vague comme à une fête m'abandonner aux courants de la mer. Courant avec toi le long d'une plage de rêve, y déterrer les trésors de nos paradis d'enfant répandus dans le sable. La lumière du ciel me montrera le chemin coloré de nos pas effacés par les vagues. J'aurais tenu l'espoir dans mes mains et l'aurait emporté jusqu'aux nuages, à travers mes paroles pour arriver sur la voie d'un avenir que j'imagine ensemble. Si seulement tu pouvais oublier toutes ces promesses.
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Dim 7 Juin 2015 - 15:09

On trouve la solitude dans les jonquilles.
On connaît la soumission dans la lavande.
On découvre toute l'étendue de la peine dans la mauve.
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 8 Juin 2015 - 0:58

L'amour n'est pas un mot comme les autres, le rêve aussi,
Avez-vous l'impression que la vie est un rêve ?

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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 8 Juin 2015 - 1:05

c beau! il est beau ce topic!!
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 17 Juin 2015 - 16:03

Et si je meurs demain, c'est que tel était mon destin

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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Ven 19 Juin 2015 - 11:10

Ce texte est dédicacé à Jean de Biot

Une nuit dans un somptueux manoir, la mer est calme et la lune lance ses rayons sur les visages des personnages.

PIETRO :
Il n'est aucun reproche qui puisse être fait à votre vie rien contre vous mon cher comte, mais préservez-vous des mots que la furie vous conte. Les vapeurs de cigare vous trouble l'imagination, elles envahissent les champs vierges de votre raison dans un tournoiement d'aphorismes révolutionnaires. Sachez demeurer toujours fantasque, vif et surprenant !

PELOPTEME:
Ces magnifiques illusions aux lueurs de lanternes sont au moins aussi laides que votre Vérité. Vos erreurs dans la vie ont dominé votre âme et déjà dans le feu de votre jeunesse vous racontez partout que vous vous apprêtez à quitter ce monde comme un sublime phénix prend feu, pour sa purification. Ces funestes images florales qu'illuminent des lunules électriques fanent et des yeux vides au visage effronté contemplent d'une fausse attention les pages de ce livre vain écrit sans passion. On sait tous que le langage cache en fait une large incompréhension.

DEVDAS :
La beauté m'a dicté les saveurs de l'amour maritime et j'ai vu toujours les hommes se tenant face à moi et portant leur regard sur moi, ébahis par les lueurs naissantes de notre relation cruelle. Peu importe, ils ont vu ce que j'ai aimé et ils savent lire en moi comme un miroir ce que je porte en attirance et en aversion. Mais voilà que je revois l'espoir, son front pâli, ses yeux exhalent quelque chose d'avide. Mes réactions parfaitement adaptés à la situation répondent à sa détresse, j'ai veillé les éveils maritimes, d'un jeune homme étranger à sa conscience qui rêvait à la Mort. Déjà dans le creux des ruines de son amour propre se formait le caillou sanglant qui lui prendrait son souffle pour toujours, dans ses poumons ressortent des glaires en crachats contaminés. Ce qu'il a perdu en habileté et en capacité de survit, il l'a investit dans l'énergie de son personnage fatal, il le conduit à l'extinction de son corps, la dissolution de sa chair pourrie dans les gouffres cataractants d'une sépulture à moitié vide ou pleine.

PIETRO :

L’Albion dirige la pensée de cet homme qui échappe au temps et flirte avec l'au-delà, en grattant sur les sphères les plus hautes de la création. Dans l'univers infernal, les roches sont aussi blanches que l'ivoire et la chaleur étouffe les respirations, à chaque pas le souffre se déverse dans le ventre du poète. Les osselets tintent des cloches. Cet innocent garçon voulait séduire les Dieux contemporains qui existent dans la Nature, il s'est laissé envahir l'esprit d'une idée vaporeuse et ardente comme le vent du sens et de l'invention.

PELOPTEME :
Cet univers littéraire propre à son parcours d'obstacle a réconforté la vanité de son existence. Reconnu pour ne jamais revivre son œuvre, il s'éteint avec elle pour toujours.

PIETRO :
La soie, ce tissu infernal glisse aussi fluide que l'eau sous les fils de mes mains aiguisés comme des aiguilles, les doigts plongés dans la mer cherchent l'unité d'un élément dissolu qu'il s'agit de reconstituer, de transformer en un produit humain avec forme et consistance.

PELOPTEME :
L'homme dans un état de faiblesse semble toujours se battre contre les ennemis invisibles qui peuplent les contrés qu'il n'a pas encore conquit au crépuscule. Les valeurs de la modernité ne laissent plus d'espoirs aux silencieux, aux stupides et aux humains qui perdent leur volonté.

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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 27 Juil 2015 - 17:45

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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 27 Juil 2015 - 22:50

Jolie chanson Ulysse : merci !

Dans ma veste de soie rose
Je déambule morose
Le crépuscule est grandiose

Heartless
How could you be so heartless ?
How could you be so heartless ?
How could you be so heartless ?

Dandy un peu maudit, un peu vieilli
Dans ce luxe qui s'effondre
Te souviens-tu quand je chantais
Dans les caves de Londres ?
Un peu noyé dans la fumée
Ce rock sophistiqué
Toutes les nuits tu restais là

Heartless
How could you be so heartless ?
How could you be so heartless ?
How could you be so heartless ?

Bandit un peu maudit, un peu vieilli
Les musiciens sont ridés
Et ce clavier comme c'est joli
J'essaie de me rappeler
Encore une fois
Les accords de ce rock
Qui détonnait comme les Anglais

Heartless
How could you be so heartless ?
How could you be so heartless ?
How could you be so heartless ?

In the night I hear them talk
The coldest story ever told
Somewhere far along this road
He lost his soul
To a woman so heartless
How could you be so heartless ?


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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Lun 27 Juil 2015 - 23:06

Merci Ulysse, je ne connaissais pas cette chanteuse, c'est une agréable découverte. up C'est une artiste complète : écriture, chant, musique, danse...
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 12 Aoû 2015 - 0:26

Merci Mael, aujourd'hui on nous a donné une désagréable nouvelle... un vieux de mon quartier, un voisin qu'on aimait bien avec mon père et ma belle-mère est décédé ce matin. Je ne l'ai appris qu'en début de soirée. On l'a abandonné dans sa famille, on lui a prit toute ses affaires tout de suite après sa mort. Tristesse, colère et mélancolie, trois termes qui m'arrivent quand j'y pense encore.

Pour Pépé

Je rêvais, ainsi passait un vaporeux fantôme blanc en ses long voiles dispersés dans mon âme. S'agitant sur une mer d'azur sombre, où des rayons poussifs éclairent quelque fois la surface de ce grand miroir profond, comme un éclair lumineux irradiant de bonté. Passait cet albatros aux ailes brillantes et blanches côtoyant la comète aux cheveux céruléens qui passait dans l'éther. On la croirait constituée de matière vivante. Les plumes radieuses de l'oiseau s'assemblaient en cristal, sous un ardent ciel bleu. Tout ce qu'il voyait était d'argent, tout ce qu'il survolait devenait de l'or. Dors, mon beau souvenir radieux qu'on méprise en volant, continue de rayonner en mon esprit joli phare. Elle est retrouvée, ta nourrice, l’Éternité. Voilà bien des heures que tu n'existes plus, quelle stupeur s'est emparée de toi ? C'est ton cœur déchiré sur l'autel qu'on posait une dernière fois sur l'autel des hommes. C'est que l'amour t'avait parlé tout bas de l'âpre liberté. La seule chose insupportable c'est que rien n'est insupportable.
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Maldoror

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 12 Aoû 2015 - 2:49

Marrant, Ulysse 21, selon ton thème (position de Pluton Sagittaire ), tu dois être assez jeune. Pluton est rentré en 1996, je crois en Sagittaire mais a certainement rétrogradé.

J'étais vraisemblablement attiré par les mêmes lectures poétiques que toi à cet âge.

J'imagine que si tu avais picoré des choses ça et là, tu aurais dans une notification rendu à césar ce que tu lui empruntais.
Donc belle imagination et maturité littéraire, selon moi up

J'y entends selon les moments l'inflexion venteuse de grandes épopées antiques, Ulysse bien sûr, paraboles bibliques;lyrisme me faisant penser parfois à Lovecraft pour la précision du murmure de certaines choses et puis d'autres symbolistes, Rimbaud pour l'éternité retrouvée mais aussi un poil de Lautréamont et ses chants à ma gloire happy

J'ai pas dit que... J'ai dit que ça me faisait un peu penser...

Et de moi c'est un compliment Wink
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Ulysse21

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 12 Aoû 2015 - 3:01

lol merci mais perso j'ai rien compris à Lautréamont. J'aimerais avoir le secret pour devenir un génie et inventer le futur car ça ne me suffit plus d'être une seule personne, j'ai envie d'être toutes les autres. Aussi j'aimerais être un peu plus intelligent et moins rude dans ma manière d'exprimer les choses j'ai pensé que les voyages combinés aux auteurs allaient pouvoir m'y aider. Quand j'écris quelque chose ce n'est pas destiné que pour une seule personne, je me sens habité comme investit d'une mission. Je trouve que s'en est assez parfois, alors quand je m'exprime tu sens tout de suite le vent de la contradiction souffler et prêt à balayer tout ce que j'ai eu tant de mal à construire.


Dernière édition par Ulysse21 le Mer 12 Aoû 2015 - 3:26, édité 1 fois
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Maldoror

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MessageSujet: Re: Journal de bord de mes ennuis
Mer 12 Aoû 2015 - 3:24

Etre habité, c'est le propre d'un auteur, dans l'idéal d'un comédien, d'un "vrai" chanteur aussi: "Je est un autre". Et même plusieurs. Faut être schizophrène mais à bon escient

P.S: nul besoin d'inventer le futur, il vient assez tôt comme disait l'autre (et de lui-même en plus sans qu'on l'y invite)
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Journal de bord de mes ennuis

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