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 Tendances/problématiques

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Hagakure


MessageSujet: Tendances/problématiques
Dim 7 Fév - 17:49

André Barbault, Analogies de la Dialectique Uranus-Neptune a écrit:
Le neptunien est un affectif informe ou polymorphe, véritable nébuleuse. Loin de suivre un chemin régulier, de progresser vers un but lucidement choisi, sans cesse on voit qu'il hésite, s'interroge, tâtonne, tente une route, puis l'autre, traçant un itinéraire fuyant et tourmenté, agrémenté de virages et présentant les paysages les plus contrastés. Le chemin de l'action neptunienne évoque l'imbroglio des courants marins, insaisissables, nuancés, fondus... [...] le neptunien participe par la passion. Il est de plus un être qui n'existe pas par lui-même ; il trouve son instinct dans la multiplicité, dans son milieu, tel un poisson dans l'eau. [...] le neptunien est surtout livré à des identifications qui le font se découvrir à travers autrui, se "mettre dans la peau des autres". Très impressionnable, il subit à l'extrême les effets de la suggestion, de la contagion ; il prend la teinte de l'atmosphère, l'aspect de l'entourage ; son humeur bien qu'assez égale, se ressent beaucoup du beau et du mauvais temps. Nous assistons à une "impersonnalisation" l’être donnant, pour rester matière première, l'impression fausse de dépersonnalisation. La faiblesse du Moi qui en résulte rend le neptunien sans défense vis-à-vis d'autrui. Il succombe facilement à la tentation et se montre très tolérant ; aussi doit-il lutter pour maintenir la dignité humaine en lui et hors de lui. Mais en contre-partie, il se montre expert en l'art de vivre, et sa compréhension d'autrui lui donne de la charité. [...] le neptunien est sollicité par des appels multiples aux résonances et aux échos innombrables. [...] Il a au contraire une consciente somnolente ; inattentif au réel, il est "dans le sommeil de l'existence" ; ouvert aux voix de l'inconscient. En ce sens, neptune présente des valeurs lunaires. [...] Le neptunien est un agité passif, capable par une valorisation interne (l'océan) de se désintéresser de l'extérieur (il sait prendre son temps). Il préfère l'aventure intérieure et doit se défendre de rechercher les sensations rares sur la pente des paradis artificiels. Cet effacement du monde est extrême chez le schizophrène qui est indifférent à la vie parce qu'elle ne signifie plus rien pour lui ; il dévalorise toute chose et spécialement les intérêts instinctuels et les buts vitaux pratiques. [...] le neptunien est plutôt sollicité par la société mais est davantage fait pour la vie monastique. Il a plus ou moins tendance à fuir la vie des formes, tout en ayant une inaptitude variable à prendre forme.

Le neptunien a un champ de conscience dit large : la conscience est comme distendue ; elle roule une grande richesse d'impressions entre lesquelles l'attention se détend et s'étale dans la multiplicité fondue des représentations. Chez le neptunien négatif, c'est le flottement, et chez le neptunien positif, la souplesse et l'ampleur.

Le neptunien dissonant tend à éprouver une sorte de

COMPLEXE DE FUITE

Nous entendons par là tout un ensemble de conduites qui exprime un non-engagement devant la vie : tendance à ne pas aller jusqu'au bout d'une pensée, d'un geste, d'un acte, à ne jamais être tout à fait sûr, irrésolution, dérobade, fugue, évasion, oubli de soi dans l'alcool, dans les stupéfiants, attachement à une chimère, à l'impossible, à l'irréalisable, utopie, fabulation, mythomanie, donquichottisme....

LE MYTHE DE PROTEE


Contexte thématique Neptune-Poissons-Maison XII en lien avec le Soleil, l'Asc ou le Maître d'Asc.

LE MYTHE DE DON QUICHOTTE

Engagements dans des causes impossibles à défendre, actions utopiques. Quête d'un idéal, pris entre le réel et l'irréel.

Neptune s'associe à Mars et/ou Mercure. Contexte Bélier/Balance/I/VII. Jupiter en appoint.

LE MYTHE DE TARTARIN DE TARASCON

"Tartarin n'était pas un menteur. Comme tout homme du midi, il ne ment pas, il se trompe."
Alphonse Daudet

http://www.tarascon.fr/tarascon-en-provence/visiter/histoire-legendes-tarascon/tartarin-tarason.html a écrit:
Dès sa prime jeunesse, Tartarin rêvait d'expéditions, il lisait tous les livres de voyages et il était passionné de chasse. Bavard, vantard, habilement menteur et croyant à ses mensonges, il s'était fait une réputation de grand chasseur dans la ville, malheureusement dans les collines qui entouraient Tarascon, le gibier se faisait rare, alors, un jour, Tartarin décida de s'attaquer à un gibier digne de lui : le lion. Ce fut le départ pour l'Afrique où de périlleuses mais peu glorieuses aventures l'attendaient. Revenu de son périple africain, racontant des exploits extraordinaires qu'il n'avait pas vécu, triomphant et adulé par la population fière de son héros, Tartarin fut auréolé de gloire pour toujours…

Jupiter/Lune/Mercure s'associent à Neptune, pour la grandiloquence, la mise en scène et le verbe. L'Asc ou le maître d'ASC pris dans l'équation.

Catherine Aubier, Devenir astrologue en 20 leçons a écrit:
La fuite du réel

Certaines personnes semblent en permanence flotter d'une influence à l'autre ; leur personnalité n'a pas l'air d'être aboutie. Il leur manque toujours une référence, une certitude ; elles ne savent à quel saint se vouer ni où trouver une motivation. Toute nécessité de réalisation concrète les met très mal à l'aise, et elles prennent la fuite dès que l'on exige d'elle une prise de position claire et fixe. La réalité est pour elle une contrainte qu'elles oublient en s'évadant dans le rêve, dans l'imaginaire... parfois dans la drogue ou l'alcool.

Ce comportement inadapté est lié, en général, à la présence de dissonances entre les luminaires et neptune, dans un contexte marqué par l'Air ou l'Eau et parfois par les derniers signes du Zodiaque (Verseau et Poissons).

Si, en revanche, le contexte général est plus actif, l'imagination et la réceptivité peuvent servir de tremplin à la réussite.

Les identifications

Lorsque le Maître de l'Ascendant se trouve, par exemple, conjoint à deux planètes, la personne ne sait plus à quelle valeur s'identifier. Son comportement risque d’être incertain, hésitant, imprévisible...

Martine Barbault, Dictionnaire des aspects astrologiques a écrit:
Complexe Lune - Neptune

Deux planètes d'imagination et de fuite en dissonance risquent fort de conduire à une sorte de "complexe de fuite", d'éviction de la réalité qui s'apparente à une "tendance schizoïde". La vie affective est très souvent importante, parfois envahissante. La sensibilité vive confine à la sensiblerie.

En cas de déception ou de désillusion sentimentale, l’être peut préférer s'échapper de la réalité par le biais du rêve et de l'imagination. Cela peut se traduire de différentes manières selon la dominante du thème :

- des intérêts pour la lecture romanesque, la science fiction, l'ésotérisme et par tout ce qui peut faire rêver...

- de la paresse, du laisser-aller, de la passivité et de la soumission se traduisent par un relâchement des mœurs (vie sentimentale dissolue ou chaotique dans laquelle mirage, sensualisme et tromperie se mêlent de façon inextricable et où le verbe aimer se conjugue rarement au singulier...

- recherche des paradis artificiels et fuite dans l'alcool, la drogue...

- recherche d'un idéal mystique ou fraternitaire, parfois fumeux, ce qui peut pousser à des adhésions à des sectes ou des communautés...

- fuite du réel et schizoïdie peuvent, lorsque le thème est insuffisamment structuré, conduire à la schizophrénie (surtout si en plus Saturne domine et que les deux planètes sont angulaires et dissonantes aux maitres de la I et de la III.
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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Dim 7 Fév - 18:00

Merci Hagakure!bouquet Ce sujet m’interpelle et j'ai l'impression qu'il arrive à point nommé.
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artlove32


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 9 Fév - 14:17

des éléments de piste si une lune conjointe à l'ascendant en cancer est opposée à Neptune, lui-même en conjonction au centre galactique? J'ai noté dans mon thème et celui d'un ami cette même conjonction, aspectée chez moi avec la lune. Dans mon cas effectivement traits schizoïde (plutôt parano, confer Lacan) et aussi don psychique (lecture du tarot). Dans les deux cas - mon ami et moi - un trou dans la personnalité, facteur dépressif majeur mais également vecteur mystique (nous sommes tous deux poètes). Je serais très curieuse d'avoir des retours d'expérience sur la place du centre galactique en thème et ces effets
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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 9 Fév - 16:03

Bonjour,

Sans thème, je ne saurais individualiser mon propos.

Le sujet sur la Lune/Cancer peut éventuellement compléter votre interrogation. En effet, les valeurs Lunaires/Cancer, Neptuniennes/Poissons et Saturniennes/Capricorne possèdent en commun le Froid :

André Barbault a écrit:
Le froid est le principe négatif opposé, analogue à la force d’inertie de la matière pesante et inerte, principe statique portant à l’immobilisation, à la contraction, à la retenue, à la réserve, à la paralysie des substances et des corps. S’il est contraire à l’expansion de la vie et à son évolution, il est du moins fixateur, condensateur et conservateur de la matière dans sa structure acquise. Cette propriété passive, diminutrice, tend à s’exprimer par la concentration (recroquevillement, repliement sur soi, resserrement, réduction, absorption, intériorisation, refoulement), par dépression (atonie, affaissement, alourdissement, soumission, abandon à l’état végétatif) ou par retrait en arrière (inhibition, frein, régression, inappétence, renoncement).

Si le Froid s'associe à l'Humide, il donne l'EAU qui représente :

André Barbault a écrit:
l’état liquide de plasticité, de relâchement de la matière, toute de réceptivité et de passivité, qui se meut selon les impressions reçues. C’est l’élément de base, le milieu vital originel (mer-mère), la pâte primordiale, fécondée par les richesses qu’elle assimile, créatrice, animée par l’action de la chaleur. Elle amollit, mélange, imbibe, assimile, remplit, dissout, intériorise, indifférence en une seule masse. Malléable, instable, en continuelle mobilité frémissante, elle est toute soumission impressionnable.

Physiologiquement, elle correspond au tempérament lymphatique caractérisé par la prédominance de l’appareil digestif et de la fonction de nutrition, assuré par la lymphe ou plasma du sang. Le régime dominant est celui de l’état végétatif, de la cœnesthésie, du repos, de l’inertie, du sommeil. Morphologie dilatée et atone.

Psychologiquement, c’est le règne de l’instinct conservateur qui donne une place importante à la mémoire, aux souvenirs, aux habitudes, aux impressions reçues, à l’acquis. Par le renoncement à l’action, c’est aussi l’abandon à la vie intérieure, à l’inconscience, à la fantaisie, à l’imagination, au rêve, à la contemplation, à l’envahissement de la sensibilité psychique.


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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 9 Fév - 16:24

artlove32 a écrit:
Je serais très curieuse d'avoir des retours d'expérience sur la place du centre galactique en thème et ces effets

Il y a un sujet là dessus : Click ICI

bouquet

M.
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ceyba

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En ligne
MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mer 10 Fév - 22:42

merci Hagakure pour ce sujet fleurr
il tombe a pic: je me sens totalement dans cette dynamique lune neptune.
hier prise de bec avec mon jules .....depuis je suis apatique, un vrai mollusque collé au rocher, je sais que c'est temporaire mais bon il y a comme une force d'inertie qui tire. je crois que je l'accepte et c'est pour ça que ça me passe assez vite finalement ( je veux dire le creux de la vague) quand je suis dans cet état de laisser aller, j'essaie juste de prendre soin de moi au minimum, bien manger, me chouchouter par une bonne douche chaude aux huiles essencielles, essayer de sentir le bien etre parce que sinon c'est l'immobilisme total.
je suis verseau asc poissons avec lune conjointe a l'ascendant en carré a neptune au mc.
atrlove: on a toutes les 2 lune conj asc et neptune conj centre galactique !!!
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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Jeu 11 Fév - 15:54

JANDUZ, Encyclopédie Astrologique Française a écrit:
Le petit enfant uranien procure à sa famille des émotions aussi fortes et de même nature que procure à la mère poule le petit canard éclos dans sa couvée de poussins. C’est la mère poule qui a couvé un poussin et qui tout d’un coup, le voit se jeter à l’eau. Quelle peur éprouve-t-elle, cette pauvre mère !

André Barbault, Analogies de la Dialectique Uranus-Neptune a écrit:
L'uranien est un volontaire monocorde. Il est capable de mener une action systématiquement en adhérant à cette action ; il est un noyau qui se veut total quand il s'engage. D’où une affirmation de caractère, une unité dans la conduite et une puissance dans l'action. Tous les moyens sont concentrés dans la poursuite d'une entreprise privilégiée ; tout ce qui ne convient pas est inhibé, refoulé, discrédité, et un fanatisme, au moins un ascétisme de la fin principale, et même unique, se présente comme la contre-partie négative de la discipline et de la concentration des désirs (systématisation dynamique qui s'oppose à la systématisation statique de Saturne) ; l'uranien remplace les passions par une passion qui est l'âme de la vie. C'est l'homme à la plus haute tension intérieure et qui pousse le plus à fond la mobilisation de ses forces intimes. La tendance, en s'exagérant, aboutit naturellement à l'autoritarisme, à l' oppression exercée, à l'intolérance, au fanatisme, à l'anxiété, à l'individualisme forcené. Nous assistons sur toute la ligne à une supersonnalisation. Ce type a le sens de l'individuation qui est celui de l’intégration absolue dans l'unité. D’où peuvent découler l'indépendance , la singularité, l'originalité, l'excentricité, le cynisme, l’extravagance, le souci d'être, en dehors des autres, de s'en distinguer, de se démarquer, son instinct étant dans l'unité. C'est pourquoi il est menacé d'être un "inadapté" qui détonne dans son entourage, se raidit dans son inadaptation et prend le chemin de la révolte.
L'uranien mène une vie trépidante : c'est un agité actif, un agitateur qui remue ciel et terre, qui valorise à l'extrême les événements et les ressent intensément. Il est donc conduit à des états paroxystiques et l'ont conçoit qu'Uranus joue un rôle de premier plan dans le suicide (voir statistiques Symours au IVe congrès d'Astrologie). [...] Il est jeté dans la vie moderne en interventionniste passionné [...] a de grandes exigences affectives.

L'uranien a un champ de conscience dit "étroit" : la conscience concentre et se rétrécit autour d'une détermination pour en faire le foyer , presque sans halo d'une attention sélective ; l'esprit est braqué ; chez l'uranien il en résulte de la raideur, type négatif, et chez l'uranien positif de la puissance, de l'intensité.

L'état psychique de l'uranien serait essentiellement d'accuser les différences entre le sujet et l'objet, de se distinguer de ses origines de son milieu, de manifester une attitude séparatiste et tranchante et de réaliser une hiérarchie. L'état affectif correspondant est l'insensibilité, ce qui conduit à l'extrême à un univers stéréotypé, atomisé, robotisé.

Si l'uranien positif est l'homme prométhéen, l'homme du progrès, l'uranien négatif, qui vit la même tendance sur un mode caricatural, devient un apprenti sorcier...

L'Uranien dissonant, tend à éprouver ce que l'on pourrait appeler le

COMPLEXE DE L'APPRENTI SORCIER

Uranus valorisé, en tension avec Saturne, Soleil, Mercure, Mars, l'Asc ou le Maitre de l'Asc.

Lequel est d'ailleurs la contre-partie du précédent. Ce que nous appelons ainsi a été identifié sous le terme de

COMPLEXE DE PROMETHÉE

Le fils du Titan Japhet forma l'homme d'argile, lui donna la vie en ravissant le feu céleste, fut puni par Zeus et délivré par Héraclès.

Uranus valorisé, tend à être plus harmonique, et forme des aspects puissants au Soleil, à l'Asc ou au Maître de l'Asc.

Gaston Bachelard (la Psychanalyse du feu) range sous le nom de ce complexe "toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères, autant que nos maîtres, plus que nos maîtres". Cet instinct de dépassement sous forme de ce que ce philosophe appelle une "volonté d'intellectualité", évoque le destin de l'apprenti sorcier ; l'être est pris dans les engrenages d'une machine qu'il ne peut plus arrêter : la mécanique mentale ; son cerveau travaille malgré lui. Sur les autres plans, c'est l'aventure, le déchainement des éléments...


LE MYTHE D'ICARE

http://humanum.online.fr/Site/Mythes/Icare.htm a écrit:
Icare était le fils de Dédale et d'une esclave crétoise. L'histoire d'Icare met en évidence la relation qu'il peut exister entre un père et son fils.

On raconte que le mythe prit naissance lorsque Icare se trouva enfermé avec son père dans le Labyrinthe. Ce Labyrinthe avait été construit par Dédale, le père d'Icare.

L'Histoire dit que tous les deux purent s'en échapper grâce à l'ingéniosité dont Dédale fit preuve. Regardant le ciel, il eu l'idée de vouloir imiter ce qui lui sembla être le symbole de la libération de toutes entraves : les ailes qui font voler les oiseaux .

Ils se mirent alors à fabriquer des ailes, et grâce à de la cire qu'ils firent fondre, ils les attachèrent à leurs épaules. Puis, ils s'envolèrent. Dédale recommanda alors à Icare de ne pas s'approcher trop près du soleil.

Mais Icare, pris par l'ivresse de l'immensité du ciel, s'envola de plus en plus haut et se dirigea vers le soleil. Plus Icare se rapprochait du Soleil et plus la fatigue s'installa, les ailes, petit à petit, eurent du mal à battre à un rythme régulier. La chaleur, devenant de plus en plus forte, fit fondre la cire qui entourait les épaules et les bras du jeune homme.

Les ailes se détachèrent, et Icare tomba dans la mer pour y mourir. Depuis, cette mer porte son nom.

Désir de voler :
Uranus/Verseau s'associe à une composante Gémeaux/Sagittaire/Mercure/Vierge/Jupiter/Maison III/Maison IX ; Neptune/Poissons ; Saturne/Capricorne ; Mars/Bélier/Scorpion.

André Barbault, Analogies de la Dialectique Uranus-Neptune a écrit:
La psychose-type de l'uranien est la

PARANOÏA

C'est le délire à base d'interprétation, psychose raisonnante aboutissant à une réaction unitaire arrêtée de l'individu (ex. un persécuté qui appréhende tout l'univers en fonction de sa persécution).

Uranus fortement dissoné, avec notamment Saturne/Mars/Pluton, amplifié par l'excessif Jupiter pour l'inflation du Moi, dans un contexte Feu. Neptune peut venir accentuer la tendance.
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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Lun 15 Fév - 16:27

André Barbault, Traité pratique d'astrologie a écrit:
Pluton symbolise les profondeurs de nos ténèbres intérieurs qui rejoignent la nuit originelle de l'âme, c'est-à-dire les couches les plus archaïques de la Psyché. Quand Jung déclare que l'homme civilisé traîne encore derrière lui « la queue d un saurien », il fixe l'image infernale de cette région ancestrale de l'individu, et du même coup, il nous montre le clavier des énergies plutoniennes qui nous habitent. Selon l'optique freudienne, cet astre symbolise les tendances affectives du stade « sado-anal », ce qui situe clairement les rapports qu'il entretient avec le Scorpion dont il a le caractère. On y trouve le meilleur et le pire.

D'une part, la conscience de l'in­visible, l'accès aux trésors enfouis et aux richesses cachées, la décou­verte des arcanes les plus secrets dans l'accomplissement spirituel ou métaphysique, les métamorphoses et renaissances après le pire...

D'autre part, ce qu'on appelle communément « les forces du mal » : le noir, le laid, le sale, le mauvais, l'angoisse, la révolte, le sadisme, le néant, l'absurde, la mort, soit toutes les expressions de l'agressivité destructrice.

Marie Marczak, Dialogue de planètes

COMPLEXE DE FAUST

Pluton/Scorpion/Soleil/ASC/M.ASC/Mercure





COMPLEXE DE CARMEN/DON JOSE
Pluton - Vénus/Lune. Maître de I/V/VIII/Lune Noire en appoint.


COMPLEXE DE MESSALINE
Complexe de Carmen + Vénus dissonante + Saturne. V/VIII/Lune Noire en appoint.

http://www.villagehebdo.com/Les-Complexes-sexuels-les-plus-repandus_a270.html a écrit:
Le complexe de ¨Messaline¨ est propre aux femmes passionnées, sensuelles, sexuelles qui émettent des exigences élevées envers leur partenaire. Par la suite, elles changent souvent de partenaires. Les femmes qui ont ce complexe supposent que la passion et la sensualité sont des sentiments principaux dans la vie conjugale.


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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Lun 7 Mar - 17:42

André Barbault a écrit:
Fonctions psychologiques :

En relation avec le « ça » , la Lune régit la vie infantile, archaïque, végétative, autistique et animique de la Psyché ; ce coté « inférieur » que Ptolémée appelle « l'âme animale ». La zone lunaire de la personnalité est cette zone nocturne, incons­ciente, crépusculaire de nos tropismes, de nos pulsions instinctives. C'est la part du « primitif » qui sommeille en nous, vivace encore dans le sommeil, les rêves, l'imaginaire, et qui modèle notre sensibilité. C'est aussi la part du moi le plus intime.

Caractérologie :

Nerveux (Emotif-non Actif-Primaire) ou chez le type inférieur Amorphe (non Emotif - non Actif - Primaire.)

Voir le Cancer. Il existe deux types lunaires opposés qui correspondent à la dialectique de ce signe.

Dialectique :

Suivant que prévaut la secondarité ou la primarité, le Cancérien fait un :

Sentimental-para-nerveux: Être à émotivité quelque peu refoulée, qui s'exprime en ruminations douloureuses, en méditations, cessant plus ou moins de vivre pour se sentir vivre. Indécis, velléitaire, inhibé, résigné, mélancolique, enclin à l'auto-accusation, à la misan­thropie ; prédominance des sentiments moraux; attachement aux souvenirs, au passé, aux habitudes ; intérêt pour l'histoire.

Nerveux-para-sentimental : Être livré à la contradiction de ses emballements successifs, porté au changement, au renouvellement de ses sensations ; capricieux, vagabond affectif, allant d'une chose a l'autre, infidèle à l'objet mais toujours attaché aux images d'un Moi sensible et susceptible.

Il se présente donc deux types différents de destinée :

L'un est dominé par l'humeur sédentaire et porté vers une vie stable . C'est l'âme simple, la nature bonhomme, tranquille, familière, casanière, sans passions apparentes. L'être est fait pour la vie de l'intérieur ; bougeant peu et se fixant, il est attaché à sa famille, à sa maison, à son pays, à ses quatre murs comme aux réalités matérielles.

L'autre est dominé par l'humeur voyageuse et porte vers une vie instable . C'est une nature errante, survoltée, détachée de la réalité prosaïque, dépourvue de sens pratique, en marge des normes. Être bizarre, capricieux, fantasque, compliqué, captivant, feu follet porté vers la vie de bohème ou le dérèglement, vivant sans foyer, sans domicile ni milieu fixe, sans famille, entre l'ange et le démon...

Psychologie :

Le complexe maternel constitue la trame de la psyché de ce type qui est près de sa sensibilité cœnesthésique, de sa vie végétale ; il donne l'impression de s'attarder à l'enfance, de vivre dans sa coquille, de se réfugier dans son passé. Aussi est-il porté à s'identifier à sa mère, à s'attacher à sa famille, à son enfance, aux souvenirs, préférant le dedans au-dehors, l'intérieur à l'extérieur, l'intime au social. C'est un rêveur, un sentimental, un sensible, un imaginatif, enclin à la schizoïdie, à l'autisme, à la soumission passive et féminine, d'abord a la mère, ensuite au monde.

http://de-sphaeris.blogspot.fr/2011/12/soleil-et-lune-en-astrologie-la.html a écrit:

Nerveux

Groupement Émotif-Primaire : Mobilité des sentiments au plus haut degré, "de sensibilité instable, passant du rire aux larmes, de l'emballement le plus déraisonnable au désespoir le moins justifié". Il s'agit de vivre toutes les formules de l'amour, de la souffrance, de la folie; oscillations de la gaîté à la tristesse, de la joie à la peine, de la tension à la détente. Destination poétique ; dispositions pour l'art, la littérature, la poésie surtout. Vivacité des sentiments; besoin d'émotions lorsque l'Émotivité cesse d'être une épreuve subie. Sensibilité à la mode, goût des divertissements, du jeu ; recherche de sensations (alcools, stupéfiants) ; besoin d'étonner. Vagabondage affectif : le Nerveux vagabonde d'un lieu à l'autre parce qu'il vagabonde d'une sensation, d'un sentiment, d'un goût, d'une amitié, d'un amour aux autres. Ce qu'il veut, c'est un présent intense et au mieux ravissant ; quand il l'obtient, il n'a pas besoin d'autre chose. Il est porté vers les voyages, le déménagement, la fugue, la fuite ; son humeur errante peut l'incliner vers la marine. Vagabondage des professions. Il se lie rapidement et ardemment et exerce une certaine puissance de séduction, mais il est changeant en amitié et en amour.

Groupement non Actif-Primaire : Impulsivité réactive (réponse immédiate, aussi peu réfléchie que possible, à une excitation extérieure). Contradiction de la pensée et de la vie: sous l'empire presque exclusif du présent; ne peut être un modèle de cohérence; il faut le prendre tel qu'il est et ne lui demander que ce qu'il peut donner ; peu vérace ou ordinairement menteur ; ment par embellissement comme il fait de l'art ; le moins ponctuel des hommes. S'intéresse peu aux choses, davantage aux personnes, surtout à lui-même ; Émotivité axée sur sa personne : avant tout ému de lui-même, soucieux de lui-même, attentif à lui-même. Privé de régularité dans sa conduite; rebelle au travail imposé; l'ami de toutes les fantaisies et l'adversaire de tous les efforts et de toutes les disciplines ; la trame intime de sa nature est floue et relâchée. Sexualité déréglée : tentations, aventures, libertinage. Débilité des sentiments moraux; inconduite souvent jugée immorale.

Groupement Émotif-non Actif : Sublimation de l'Émotivité : l'Inactivité détourne celle-ci de l'Action sur les choses pour les ramener vers la conscience de soi ; elle la fait rebrousser au profit de la qualité. Le Nerveux reste attaché à ses images et a un sentiment vif de lui-même, n'ayant pas un moi philosophique pour s'observer. Complexe d'infériorité donnant un jeu alterné de révolte et de vanité. Penchant à la mélancolie, à l'humeur morose, au pessimisme. La cause principale des difficultés de la vie du Nerveux n'est pas l'Émotivité qui peut enchanter sa vie par la contemplation, ni la Primarité, mais l'Inactivité qui le réduit plus ou moins à l'impuissance, à "vouloir", à l'incapacité à faire effort, à la faiblesse devant les tentations. Dans l'effort contre cette inertie, c'est sur l'affectivité qu'il doit s'appuyer. Il agira par sentiment, seul facteur donnant un élan susceptible de compenser provisoirement son Inactivité, capable au moins de le lancer et le relancer. Or, les sentiments négatifs peuvent chez lui jouer ce rôle ; l'horreur, la peur, le dégoût, tous les sentiments négatifs ou les modes de la souffrance peuvent devenir les ressorts d'une propulsion qui est le substitut de l'activité presque absente. Edgar Poe l'a dénommée le "démon de la perversité" : "tout ce qui choque, lèse, brutalise la conscience, répugne à son exigence profonde de positivité, de bien, de beauté, de cohérence, devient la cause d'une puissance motrice tournée primitivement vers le mal, mais recevant une finalité nouvelle de la victoire qu'elle permet à l'Inactif de remporter sur son Inactivité".

André Barbault a écrit:
Psychopathologie :

Processus d'intériorisation et de régression vers le passé ; Infériorité ; égocentrisme, narcissisme, hystérie; schizoïdie.

André Barbault a écrit:
COMPLEXE D'INFERIORITE

L'angularité de la Lune dissonante chez l'homme tend à se traduire par un complexe d'infériorité authentique, c'est-à-dire par une attitude assez généralisée d'infériorisation (réactions et attitudes de dépendance, de passivité, de soumission, d'écrasement, d'insécurité...)

Sa position - toujours dissonante - dans un des douze secteurs peut révéler un sentiment d'infériorité localisé dans le domaine propre au secteur ou encore sur le plan de la planète affectée par la Lune.

Ce complexe peut d'ailleurs être "surcompensé", c'est-à-dire que l'attitude peut être renversée et prendre l'aspect contraire, si la Lune - toujours dominante par son angularité - est reliée en dissonance avec un Soleil ou un Uranus.

Le jeu lunaire ne se manifeste plus à l'état simple ; mais alors, l'attitude de fierté, de suffisance, d'arrogance, de prétention ou de m'as-tu-vu dissimule mal l'inquiétude intérieure et la faiblesse profonde ; elle ne saurait en aucune manière tenir lieu de supériorité réelle.

André Barbault a écrit:
ÉGOCENTRISME/NARCISSISME/SCHIZOÏDIE

Le Lunaire reste souvent fixé à l'égocentrisme enfantin ; l'enfant de ce type peut beaucoup souffrir si on lui accorde trop ou si on le brime brutalement ; souvent, il est élevé comme un enfant gâté et admiré, dont le moindre caprice est satisfait, dont le moindre geste est le centre de tous les regards. Tant qu'on le sert, qu'on lui obéit, qu'on l'admire, tout va bien ; sitôt que la réponse se fait attendre, il devient insupportable. La vie objective lui est aussi difficile à supporter, faute d'apprentissage, que celle de l'enfant qui a souffert moralement et subi des préjudices dans ses relations avec ses parents. Découragé, il se replie sur soi, ne songe qu'à se protéger, qu'à vivre une petite existence personnelle dans un monologue intérieur, comme si tout se ramenait à lui. Il est "fixé à sa propre image". L'égocentrisme apparait comme un enfant qui veut tout voir, tout entendre, être partie dans tout ce qui se passe ou se dit à côté de lui, être toujours écouté, servi, admiré le premier ; dans une conversation il est impatient de mettre en avant ses propres souvenirs, les expériences auxquelles il a participé, les preuves qui l'ont convaincu ; il coupe la parole, s'avance indiscrètement là où il n'est pas sollicité... En n'importe quelle matière, il se montre impatient de toute situation née en dehors de lui et indépendante de lui.

Que la conscience réflexive se développe à l’extrême sous l'influence d'une culture en serre chaude, et le thème de Narcisse s'introduit dans ces vies repliées sur la contemplation voluptueuse du moi.

Dans le narcissisme, le sujet nombril du monde, est de plus amoureux de lui-même et n'aime que ce qui rappelle sa chère personne ; il se meut en circuit fermé, prisonnier de son propre univers, ce qui entache souvent sa vie affective (onanisme, homosexualité...).

Égocentrisme, narcissisme et schizoïdie sont proches parents. Le refus de sortir de soi-même conduit au refus du réel, du monde extérieur.

La schizoïdie, on le sait, est la tendance à se détacher de l'ambiance et à être envahi par sa vie intérieure. L’être "dans la lune" finit par ne plus considérer la vie autour de lui et s'abandonne à un rêve éveillé qui prolonge sa nuit peuplée de songes.

Cette schizoïdie poussée à son dernier degré aboutit à la schizophrénie, la grande pourvoyeuse des asiles, dans la quelle toute personnalité consciente s’effondre sous la poussée des rêves et des tendances infantiles.

Le Dr Brétéché relève que sur 47 cas clinique de schizophrénie, 46 fois la Lune est angulaire.
M. Louis Millat a relevé que dans 70 cas de schizoïde et schizophrénie, 13 conjonctions Lune-Neptune au lieu de 4 (10° d'orbe). Neptune venant ici renforcer l'élément lunaire schizoïde.

André Barbault a écrit:
L’HYSTÉRIE

Celle-ci provient de la même souche égocentrique et narcissique : le besoin d’être vu, d’attirer l'attention, quels qu'en soient le moyen et le prix, au besoin par les simulations organiques, anesthésie, paralysies, contracture, amnésies...

Ici, nous sommes aux confins du psychisme et du somatique, sur un terrain typiquement lunaire, l'astre représentant le principe plastique. L'hystérique est doué de plasticité psychique anormale ; il a gardé les traits de l'enfance : rêverie, suggestibilité, intelligence puérile, hyperémotivité, caractère versatile, capricieux, excessif, tout entier à l'impression présente...

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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 8 Mar - 23:29

Joséphine de Beauharnais :


André Barbault a écrit:
Au fait, qui aimait-elle sinon exclusivement elle-même ?

Avec ses positions cancériennes et sa Lune du Sagittaire à l'opposition de la conjonction Vénus-Jupiter, femme de la plante des pieds aux cheveux dans la grâce d'un plein épanouissement, Joséphine, c'est Narcisse ! Sa vie est un continuel et prodigieux tête-à-tête devant ses nombreux miroirs, avec ses chiffons et dentelles, plumes et pierreries ; un sempiternel exercice de parure et d'élégance, toujours occupée par ses toilettes pour lesquelles elle dépense des fortunes. Un étonnant art de plaire et de se plaire, dans un charme lunaire en tonalité argentée, en grâce soyeuse, en langueur savante, en voie mélodieuse...

L’aspect VENUS-LUNE [...] c’est souvent un facteur d’infidélité, comme c’est le cas pour JOSEPHINE. Amour sauvage, amour narcissique, amour-rêve, autant d’expressions du stade de l’amour-enfant.

Oscar Wilde :


André Barbault a écrit:

Né dans une famille où il y avait déjà un garçon et où sa mère aurait voulu une fille comme second enfant, Oscar Wilde est d’abord le premier enfant que sa mère traite comme une fille jusqu’à l’arrivée de sa sœur lorsqu’il a cinq ans. Une mère adorée dont il a dit plus tard qu’elle était « une femme merveilleuse ». C’est sur cette base qu’il faut prendre en considération le thème du célèbre écrivain irlandais, et sur la question de l’heure natale, je fais confiance aux références des confrères d’Outre-Manche.

En première impression, on s’interroge sur ce Mars au FC comme évident facteur de virilité … L’homme est loin de jouir d’un tel apanage, mais son destin est marqué, à son insu, au fer rouge d’un procès célèbre et l’intensité de son être, sans laquelle on ne le comprendrait pas, donne à penser qu’il faut tout simplement intégrer ce Mars du Sagittaire à ses trois autres angularités : lunaire, saturnienne et neptunienne, qui contribuent à l’ambiguïté d’un personnage hybride.

Bien sûr que l’on jugera la Lune loin de l’Ascendant, mais sa position fait partie des résultats d’angularité statistiques et l’on ne peut nier une lunarité du personnage que maman a considérablement amplifiée. A laquelle s’ajoute une forte note vénusienne représentée par le trigone au MC de Vénus de la Balance sous la présence solaire. A ce climat luni-vénusien vient s’associer le Neptune-Poissons du coucher, ce trio astral donnant une résonance exceptionnelle à la situation familiale première à dominante maternelle. Dans un style Lune-Lion/AS-Vierge d’une nature distinguée, « soignée ».

Oscar Wilde , c’est le dandy tout au culte de sa personne, déjà dans son habillage qui fait sa réputation. A Oxford, il ose se présenter en culottes courtes, bas de soie et cheveux longs, lis à la boutonnière et fleur de tournesol à la main. Après avoir délaissé les recherches tapageuses au profit de la véritable élégance, celle qui ne se fait pas remarquer, il se distinguera avec son haut-de-forme de soie, son impeccable redingote, son pantalon rayé, sa paire de bottines vernies, sa canne à pommeau d’or et ses gants de Suède gris. Il est le maître du style de son monde. Le reste suit : le luxe de la futilité et de la frivolité à l’humour, la désinvolture devant les choses graves, le plaisir aristocratique de déplaire ou d’étonner, et surtout les « mots » d’un causeur écouté (Mercure du Scorpion, maître d’AS en III). Bref, un dandysme cultivé comme un art.

L’homosexualité d’Oscar Wilde n’est qu’une émanation de son personnage général, sa sexualité étant à l’image de son être. C’est le personnage de Narcisse. Il s’exclama un jour : « S’aimer soi-même est le commencement d’un roman qui dure une vie. » Fixation affective orale – son parler – et identification à une mère masculine, en voilà les racines premières. C’est le principe de plaisir qui règne dans cet univers où l’émotion est cultivée pour l’amour de l’émotion, au point d’y trouver le but de l’art et d’en faire le but de sa vie : Les Dieux m’avaient presque tout accordé. Mais je me laissai séduire par les charmes du confort sensuel et dénué de sens. Las d’être sur les hauteurs, je descendis délibérément dans les abîmes, à la quête d’une sensation nouvelle. Ce que le paradoxe m’était dans le domaine de la pensée, la perversité me devînt dans le domaine de la passion. Je négligeai la vie des autres. Je pris plaisir là où cela me plaisait. Je permis au plaisir de me dominer. (De Profondis). Cette délectation de la sensation finit dans un état schizoïde (Saturne-Neptune) : elle le fait vivre comme une personne irréelle dans un univers d’irréalité ; après l’avoir fait se réfugier dans l’art littéraire, elle le fait se complaire dans l’artificiel. Arrêt de croissance le laissant sur le même côté de la rive, son homosexualité est peut-être aussi un court-circuit avec la vie, finissant dans une étreinte spectrale neptunienne.

En fin de compte, l’intensité Mars-Sagittaire du méridien se profile chez le dandy tapageur, grand seigneur de la décadence, concentrant sur sa personne toute l’extravagance de sa condition jusqu’à l’éclatement du scandale : son amitié amoureuse avec lord Alfred Douglas qui aboutit au procès public, à la condamnation de la prison suivie d’une sorte d’exil en France. Dans cette chute apparaît le Neptune des Poissons en VII au carré de Saturne en X. Revêtu de mélancolie, le poète rencontre la douleur, l’humiliation, la solitude ; il comprend la lèpre du lépreux, la féroce misère de ceux qui vivent pour le plaisir. Le thème du paria est dans toute son œuvre. Il satisfait ce qu’il portait en lui : un certain goût de la chute, de la déchéance, de l’épreuve en un obscur et profond appétit de souffrance.

Amélie Élie dite "Casque d'or"


[...] nous tombons sur une dominante luni-neptunienne, étant donnée l’angularité de ces astres : être enclin à se livrer à l’abandon de ses penchants naturels, dans l’errance de l’émotion qui passe, de la sensation du moment , à la recherche d’excitants, de secousses passionnelles. Ici, la Lune du Cancer répond au type de la femme-enfant, au « chien » terrible, sous l’empire souverain de son archaïsme, de son narcissisme avec son impudeur et son extravagance, sorte de barque à la dérive du voyageur sans bagages et n’ayant pour vivre qu’un présent en succession, sans appui du passé ni avenir.

Lola Montez :


On peut ainsi s’en rendre compte : si le célibat existe, en tant que penchant du caractère ou contrainte intérieure, il pousse, en quelque sorte, sur un terrain donné, le contexte du thème en livrant les motivations sous-jacentes.

[...] l’aventure aux antipodes de l’orpheline coupée de ses origines, instable déracinée qui ère sans milieu ni foyer, généralement prisonnière d’un narcissisme étouffant qui la condamne au tête-à-tête futile avec soi-même (LOLA MONTES)
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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Ven 18 Mar - 15:53

Dane Rudhyar, Approche astrologique des complexes psychologiques a écrit:
Le complexe est un conglomérat de contenus psychiques figés et cristallisés (idées, sentiments, sensations, souvenirs, etc.) qui ont acquis une certaine rigidité et auxquels viennent sans cesse s'ajouter, par un phénomène de boule de neige, des éléments émotionnels de même nature. Le complexe naît d'une expérience première ; toutes les fois qu'une expérience identique est revécue, l'individu l'identifie - consciemment ou inconsciemment - à l'expérience initiale, ce qui renforce le complexe. Plus précisément, le complexe naît de la réaction d'une personne (que ce soit en tant qu'individu ou en tant que membre d'un groupe) à une expérience particulière ; cette réaction peut être soit positive soit négative, bien qu'une telle distinction ne soit pas absolue, la plupart de nos réactions étant les deux à la fois. On peut pourtant dire que l'une des deux qualités domine et c'est elle qui va donner une certaine "coloration" à la réaction. Finalement, de là émergea une attitude face à la vie, ou du moins face à un type d'événements, qui aura donc très manifestement une coloration positive ou négative.
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PAUL


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Sam 16 Avr - 5:44


C-G. Jung a écrit Identification

- Par Identification il faut Comprendre un processus Psychique de Dissimilation
Partielle ou totale de Soi-même. (Voir Assimilation).

Identification Est le fait pour un Sujet, de S’Aliéner au Profit de l’Objet qu’il Prend,
En Quelque sorte, Comme Déguisement.
S’Identifier à son Père Par exemple,
Signifie, en pratique, Adopter son Allure, son Mode de Parler et d’Agir,
Comme si l’on Etait Exactement Semblable à Lui,
Et n’avait pas d’Individualité Distincte de la Sienne.

L’Identification se Distingue de l’Imitation
En ce qu’elle est une Imitation Inconsciente,
Alors que la seconde est une Copie Consciente.
L’Imitation est une Ressource Indispensable à la Personnalité Jeune,
En voie de développement ;
Elle est bonne tant qu’elle n’est pas simplement au service de la paresse et ne trouble pas le développement d’une individuelle appropriée.

L’Identification
Est une Aide précieuse tant que la voie Individuelle est encore Impraticable ;
Mais dès que se dessine quelque possibilité Individuelle plus avantageuse,
Elle dévoile son caractère Pathologique,
Parce qu’au lieu d’étayer et de stimuler le développement,
Elle devient un obstacle plus ou moins difficile à surmonter.
Elle Exerce dès lors une Action Dissociatrice sur la Personnalité du Sujet
Qui Est comme Scindé en deux parie Etrangères l’une à l’autre.

L’Identification ne porte Pas Uniquement sur les Personnes,
Mais Aussi sur les Choses :
- Mouvement Intellectuel, - Affaires, - Fonction Psychologiques ;
Cette Dernier Eventualité Revêt Même Une Importance Particulière ;
Dans ce Cas, L’Identification Détermine la Constitution d’Un Caractère Secondaire ;
En effet, l’Individu S’Identifie alors a sa fonction Privilégies (la mieux développée)
Au point de S’Eloigner Complètement, ou en grande partie de ses Disposition Originelles :
Il repousse dans l’Inconscient ce qui est en propre son Individualité.
C’est la règle pour ceux chez qui Existe une fonction Différenciée.

Il faut d’ailleurs nécessairement en passer par là pour aboutir à l’Individuation.


L’Identification Aux Parent Ou aux membres de la Famille
Est un phénomène en partie Normal ;
Il coïncide avec l’Identité Familiale qui existe a Priori.
A Proprement parler, ce n’est pas d’identification qu’il s’agit ici, mais plutôt d’Identité.

L’Identification aux membres de la famille diffère Essentiellement de l’Identité
En ce qu’elle n’est pas donnée a priori.
C’est un produit secondaire dû au processus Suivant :
L’Individu, qui se dégage de l’Identité familiale première, Rencontre,
Au cours de son Adaptation et de son développement,
Un obstacle qu’il ne peut surmonter facilement :
Il en résulte un arrêt de la libido (Stase, Accumulation de la libido)
Qui cherche petit à petit à s’écouler par les voies Régressives.

La Régression fait revivre les Etats Archaïques de la Psyché,
Entre autres l’identité familiale.
C’est cette identité déjà presque entièrement surmontée et Réactivée
Qui constitue l’identification.

Toute Identification à qui ce soit s’Accomplit de la Même façon :
Son But est Invariablement
D’Obtenir quelque Avantage et de Surmonter quelque Obstacle
Ou de Résoudre quelque Problème à la Manière d’Autrui.


C-G. Jung Types Psychologiques :








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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Dim 17 Avr - 18:28

André Barbault a écrit:
Fonctions psychologiques :

Saturne symbolise les tendances issues d’une insatisfaction au stade oral, que celle-ci soit alimentaire ou affective, le saturnien étant un « mal sevré » ou un « frustré affectif ».

---------

L’évacuation de la chaude bulle aquatique du ventre maternel est une venue au monde qui nous plonge dans la première grande sensation de froid de notre existence - Brrr!... - tandis que la coupure du cordon ombilical - premier coup de faux de Chronos - nous sépare organiquement de notre mère. A cela s’ajoute encore l’effet primordial de la rencontre-choc de la peur, vécue inconsciemment en angoisse, qui devient d’emblée, face au mouvement de la vie, la sensation et la réaction-type du sentiment de vivre saturnien : la peur qui, comme le froid d’ailleurs, collé à elle en un même frisson, inhibe, contracte, freine, paralyse ; la peur qui fait craindre le dehors, nous fait reculer devant la vie et nous replier sur nous-mêmes. Déjà, le ton est entièrement donné : Saturne est bien là à la première minute de notre vie.

Le nouveau-né ne continue pas moins de dépendre étroitement de sa mère, l’alimentation devenant aussitôt le centre vital du nourrisson, destiné à l’allégresse jupitérienne d’une succion comblée ou à la détresse saturnienne d’une faim non rassasiée. Avec ce cordon ombilical digestif, nous sommes en plein “ stade oral ” où la libido du bébé, fixée à la zone buccale, est centrée sur l’acte de téter. Le petit être porte tout à sa bouche dans une démarche d’incorporation dont la réplique psychique sera un phénomène primordial d’introjection, outre une orientation caractérologique d’introversion. Flagrante est l’oralité du mythe lorsque Chronos “ dévore ” ses propres enfants...

Lorsqu’à l’occasion le psychanalyste rend compte du caractère de l’individu qui a été comblé oralement, il brosse le tableau d’un bon vivant, consommateur réjoui, épanoui dans la joie qui dilate et la sympathie qui réchauffe : une réplique typique du jupitérien. De même il ne saurait mieux saturniser celui qui est resté sur sa faim : la grisaille d’une humeur maussade et d’un manque d’entrain, être qui traîne en lenteur et rechigne à l’effort, moins enclin à grandir qu’à se protéger et à se replier sur soi.

La dépendance à la mère se poursuit au-delà de l’alimentaire, le cordon ombilical étant aussi psychique. L’on peut en ressentir la coupure à la venue d’un frère ou d’une sœur obligeant à partager l’affection parentale, à l’entrée à la crèche puis à l’école, à toute autre absence ou éloignement des siens, etc...

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L’expérience saturnienne de vivre se révèle être ainsi une ascèse obligée à travers un exercice continuel de lâcher-prise qui est vécu comme une perte du non-soi : de dépossession en privation, d’éloignement en abandon, par coupures et détachements successifs, depuis l’adhérence placentaire au Tout du Bébé-Roi, l’être se dépouille progressivement de ce qui n’est pas lui et se réduit à son lui-même dans le cheminement d’un retrait sur soi. Le roi nu... Si bien que l’être Saturne qui est en nous est une somme de soustractions en un mouvement centripète tenant de la profondeur et de la concentration.

La peur est d’ailleurs en filigrane de bon nombre de traits de caractère saturniens, comme s’ils étaient à son service : self-control, calme, observation, réflexion, patience, prudence, prévoyance, timidité, réserve, doute, crainte, inquiétude, méfiance... Un pas de plus et cet “ instinct de conservation ” trouve son meilleur abri avec la cuirasse de l’égoïsme.

Sa manière saturnienne de protection est de se dérouiller, de se fermer au monde tout en s’isolant dans l’insensibilité : sorte d’anesthésie affective à la souffrance : ne pas s’attacher pour ne pas perdre, ne pas aimer pour ne pas être abandonné...

Toute une panoplie de traits de caractère saturniens y contribue d’ailleurs : sévérité, exigence, abstinence, continence, mutisme, distance, indifférence, impassibilité, froideur, misanthropie... C’est là le comportement général d’ un refoulement ou d’une répression de la sensibilité, de l’affectivité.

Nul étonnement à ce que le saturnien en pur type de Terre, soit un cérébral. Chez lui, la peur initiale retenant l’élan vital et bridant la spontanéité, la pensée se substitue à l’émotion et à la sensation de vivre, comme si l’être s’était refroidi. Aussi fait-il aisément un intellectuel, comme en témoigne l’angularité de l’astre chez les savants, son intelligence se donnant du recul et excellant dans le conceptuel et l’abstraction. Or, c’est également au service de “ l’instinct de conservation ” qu’est cette activité mentale car elle est aussi un mécanisme de défense contre l’angoisse de vivre ; elle est un détournement d’intérêt, l’existentiel étant différé par la pensée. L’on peut revenir ici à la fameuse formule de Lacan : “ Je pense où je ne suis pas, donc je suis où je ne pense pas ”. Parler intellectuellement du vivant est souvent une manière de le fuir, quand ce n’est pas simplement de le contenir. Certains névrosés choisissent les mathématiques par ce qu’ils sont sûrs de ne jamais rencontrer dans leurs équations le visage de l’amour ni le rictus de la mort. Dans ce cas, ce n’est plus par mais pour l’intelligence que l’on finit par vivre, alors qu’aussi brillant qu’il soit, l’intellect n’a pas plus d’utilité qu’un trésor enterré par un avare, tant qu’il n’est pas au service de l’élan vital.

En dépit de ces jugements critiques, ce processus saturnien cérébralisant n’en est pas moins un phénomène prodigieux. C’est essentiellement grâce à lui que nous évoluons : il est le grand libérateur de nos pesanteurs et opacités animales, celui qui nous délivre des chaînes de nos instincts, de la prison de nos passions. Outre qu’il est le grand levier de notre ascension intellectuelle, morale et spirituelle. Et il y a peu de véritable grandeur humaine sans cette ultime conquête de soi à laquelle il aboutit. Il s’agit là, il va de soi, du bilan supérieur d’un Saturne vécu consciemment et assumé volontairement. L’on en a épousé les vertus et l’on en récolte les fruits. C’est une prise en charge par le moi qui est conscience et volonté. Ce saturnien-ci est généralement un individu accompli, appréciant d’autant plus sa réussite que la devant à son seul effort et la ressentant comme une ascension capricornienne.

---------

ANOREXIE / BOULIMIE

Mais trop souvent, le Saturne qui nous habite est vécu inconsciemment et, celui-là, nous le subissons. C’est lui qui nous fait psychiquement revenir au stade oral de notre prime enfance. Une telle régression frappe le tissu affectif de l’être. Ces tendances se polarisent entre deux extrêmes : l'avidité et le déta­chement.

D'où l'existence de deux types opposés :

le renonciateur

Acceptant l’abandon, se résigne à lâcher prise, supportant le détachement comme un manque à oublier, une perte à éponger ; il devient précocement mûr, au point même d’être parfois déjà vieux tout petit ; anorexique affectif, il prend le chemin du dépouillement personnel et est, à sa manière, un roc.

Le classique tableau caractérologique du saturnien aux vertus froides : caractère grave, sérieux, discipliné, ordonné, sobre, intègre, rigoureux, plus ou moins rétracté et rigide, foncièrement amer ou pessimiste. Chez ce cérébral, ce qui émane de l’inconscient est essentiellement la pression soli-saturnienne du “ surmoi ”, sorte de chape de plomb s’appesantissant comme une glaciation sur les épaules du Moi. Ce Surmoi sévère est lui aussi au service de “ l’instinct de conservation ”. Il en grossit les ressources par ses mécanismes d’interdiction, soit tout ce que l’on se refuse à soi-même en raison d’un carcan d’exigences ou d’obligations qu’on s’impose, de principes qu’on se fixe, sa ligne de vie étant celle de l’austérité, du renoncement, sa façon d’être étant les contraintes d’un “ ne pas être ”.

le revendicateur

Suçant son pouce et se cramponnant au jupon maternel, le second est un mal sevré qui s’accroche obstinément, fixé à ce qu’il veut obtenir, voulant combler un vide, et “ se remplir ”. Lui, par contre, est un être qui ne sort pas de l’enfance, boulimique, en mal de maternage, quelque peu larvaire, trop souvent âme à la dérive, exposée au naufrage intérieur.

Nous faisons connaissance d’un saturnien plus ou moins infantile ou immature, du saturnien “ mou ”. Cette fois, chez cet affectif, c’est par en bas que le Moi est assiégé, la pression de l’inconscient étant ici une montée sinon un déferlement du “ ça ”. Un “ ça ” qui le livre au caprice du désir, insatiable de sensations, dans une course plus ou moins effrénée à la satisfaction de ses démons intimes. Plus de freins, le moteur s’emballe. Aux antipodes du précédent qui tend à se délivrer de lui-même en s’épurant, se profile un être narcissique-égocentrique, entre névrose et perversion, souvent amoral et irresponsable, que menace le masochisme ou la mélancolie.



Avec cet astre, nous avons donc la complexité d’une dialectique, son processus alternant entre la débauche et le désespoir, l'hypersensibilité et l'insensibilité, l’extrême désir d'exister et le mal de vivre, la paresse et l'effort jusqu'à l'usure, la levée ou le blocage des inhibitions...


Ces deux pôles interfèrent comme la nuit et le jour si bien que le saturnien courant n’est pas automatiquement aligné sur la totalité de l’une ou l’autre de ces colonnes, chacun ayant une composition panachée qui le personnalise, comme la robe rayée du zèbre.


COMPLEXE DE SEVRAGE


André Barbault a écrit:
VENUS-SATURNE

Dans la conjonction comme dans la dissonance, le plaisir se mêle à la peine et l’amour tend à régresser au stade de l’oralité insatisfaite. A l’extrême (dans la conjonction chargée), le sujet n’aime pas ou fait son deuil de l’amour en se raidissant dans la fermeture de la solitude affective (suppression du problème par renoncement). S’il aime, il aime mal, par exemple en un plaisir triste ou mélancolique, son désir d’aimer étant associé à une amertume, une souffrance, une détresse, une épreuve ; par exemple, il aime qui ne l’aime pas ou il est mal aimé, l’amour s’éprouvant comme une flamme vacillante.

Par un bout, c’est l’égoïsme fermé du froid célibataire ou le refus par hypersensibilité : ne pas s’attacher pour ne pas perdre, ne pas aimer pour ne pas être abandonné, manifestation de la peur d’aimer.

Par l’autre bout, c’est l’égoïsme égocentrique de l’amour qui introjecte l’objet aimé (le Saturne dévorateur), l’incorpore au point de le confondre avec soi, tel son bien propre. De là une dépendance morbide vis-à-vis de lui : nature amoureuse avide, possessive, exclusive, à la jalousie étouffante. Dans cet attachement forcené, frénétique, l’être cherche un substitut à sa nourrice : besoin de se protéger, de se blottir, de se nicher, voire jusqu’au parasitisme ; sinon d’étouffer l’autre, sorte de sécurisation contre l’angoisse.

Il arrive aussi, par réaction, qu’en brisant cette coquille se produise une fuite dans le désespoir de la débauche. La thématique de la frustration affective (répétition du sevrage) est la situation-type de la dissonance : nature sensibilisée douloureusement au manque, souffrant particulièrement des éloignements, séparations et abandons, tendue dans une quête insatiable vers un bonheur difficile. Ou c’est encore l’amour chagrin, morose, rivé à son obstacle sinon chargé de chaînes (aimer quelqu’un qui n’est pas libre, par exemple). Il peut aussi exister une tonalité masochiste obscurément orientée vers le pénible, la souffrance, la condition de victime. Ce qui contraste avec l’état positif de l’aspect harmonique tourné vers l’attachement calme et silencieux du cœur simple, dont le bonheur est sans histoire.

Catherine Aubier a écrit:

L'infériorité ou l'échec


A l'origine, l’être est hanté par la sensation d'insuffisance : il craint de ne pas être à la hauteur. Souvent, il en vient à se comporter d'une façon qui va à l'encontre de ses besoins ou de ses intérêts.
Lorsqu'elle demeure à l'état inconscient, la sensation d'infériorité se traduit par des actes manqués : par exemple, l'étudiant qui connait parfaitement son programme et a remarquablement travaillé toute l'année mais se réveille le matin de l'oral avec une extinction de voix exprime physiquement un complexe d'échec.

L’être peut réagir de plusieurs façons : soit il se cantonne dans des rôles en deçà de ses possibilités ou de ses ambitions, et adopte vis-à-vis de la réussite une attitude méprisante, soit il choisit d'utiliser ses forces au maximum ; dans ce cas, il demeure en général très lucide face à ses propres imperfections et sait tenir compte de ses limites.

Astrologiquement, ce comportement est lié principalement à la présence d'oppositions ou carrés de Saturne au Soleil, au maître de l'Ascendant, et dans une moindre mesure à Mars (manque de confiance en son action) ou Mercure (sensation d'infériorité intellectuelle).

Quand la dissonance intègre Mars, Saturne et le Soleil, et à plus forte raison Pluton, la sensation d'infériorité est à l'origine d'une autre problématique : le complexe de culpabilité. La personne se sent exagérément responsable, accorde une importance disproportionnée à la moindre erreur commise et pense que ses semblables vont immanquablement s'en apercevoir et la punir. La pensée que tout acte porte en lui sa punition peut naître d'une expérience coercitive (critique ou punition) vécue lors des premiers essais d'affirmation personnelle ou de satisfaction des désirs.

Enfin, la présence dominante d'une opposition ou d'un carré Saturne/Mars évoque la cyclothymie, trouble de l'humeur qui se manifeste par l'alternance de périodes de confiance, d’enthousiasme, d'énergie, et de découragement, de paresse. Poussée à l’extrême, la cyclothymie peut devenir une psychose maniaco-dépressive.


Les complexes d'abandon ou de sevrage

Ils se fondent en général sur l'existence d'une séparation initiale : rupture de l'état d'osmose avec la mère, sensation d’être rejeté ou abandonné liée à des événements très subjectifs...
C'est, par exemple, l'angoisse de certains enfants laissés seuls à l'entrée de la maternelle, ou, plus gravement, ta terreur du tout-petit hospitalisé qui voit ses parents quitter sa chambre...
Les causes sont en réalité multiples et aboutissent à un même résultat : besoin aigu de combler un vide, exigence d'affection (l'autre doit apporter la tendresse et la sécurité qui ont fait défaut), pessimisme dans les relations amoureuses et, surtout, sensibilisation aiguë à toute situation évoquant un rejet ou une séparation.
Dans certains cas, l’être semble rechercher et provoquer sans cesse les mêmes situations frustrantes, s'attachant à ceux qui le font souffrir ou ne partagent pas ses sentiments. Dans les moments difficiles d'une relation, il provoque la rupture plutôt que d'avoir à la subir

L'existence de dissonances entre la Lune ou Vénus et Saturne prédispose à ce genre de comportement.
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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mer 1 Fév - 15:40

Dictionnaire des aspects astrologiques, Martine et Danièle Barbault a écrit:

LUNE - MARS

Association de deux planètes de primarité et d'instinct

LA CONJONCTION


Facteur instinctif par excellence conduisant le plus souvent à l'impulsivité, à l'irréflexion, ainsi qu'à la précipitation, cet aspect provoque des turbulences intérieures : agressivité, brusquerie, déperditions d'énergie, versatilité, colère...

L'émotivité, éruptive, amplifie et exagère les moindres faits. Le caractère est cyclothymique, passant de manifestations d’enthousiasme et de joie à des irritations ou crises de colère, tout ceci alternant avec une rapidité surprenante, c'est le type même de la "soupe de lait". La forte impatience peut conduire à des précipitations néfastes, à des incidents, des querelles, des brûlures, des coupures... tout se passe dans la hâte, même les repas qui s'avalent avec "un élastique" sans véritable mastication...

La relation à la mère est le plus souvent conflictuelle ou passionnelle. Celle-ci détient fréquemment l'autorité dans le couple parental et peut se montrer castratrice.

La femme a un caractère fort et indomptable. Elle est entreprenante, active, sportive, décidée et courageuse. Parfois indocile, souvent revendicatrice, elle se soumet difficilement à l'homme qu'elle tend à dominer, que cela se manifeste par de simples velléités d'indépendance, par un côté "amazone" ou encore par un véritable COMPLEXE DE VIRILITÉ.

L'homme est le plus souvent dominé par la femme, à moins qu'il ne devienne un misogyne tenace.

Aspects Lune-Mars dysharmoniques.

Très proche de la conjonction, la cyclothymie est souvent indissociable d'un caractère colérique, réactif, enclin aux sautes d'humeur qui ne facilitent pas la vie sociale.

Le manque de discipline et la difficulté à se soumettre entraînent des heurts et des frictions, avec la mère d'abord, puis avec tous ceux qui détiennent l'autorité. Les impulsions sont immédiates et les désirs pressants (primarité). Cela peut entraîner des "passages à l'acte".

La vie amoureuse n'est pas toujours stable, les sentiments sont paroxystiques, les ruptures succèdent aux coups de foudre avec des éclats et même parfois de la violence.
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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 23 Mai - 12:54

Dictionnaire des aspects astrologiques, Martine et Danièle Barbault a écrit:
ASPECT SOLEIL-MARS

La liaison entre ces deux planètes masculines, marie l'idéal et la volonté d'action et l’agressivité ce qui ne peut que donner un fort caractère. Cet aspect est bien sûr typiquement masculin et sera, en conséquence, plus évident à vivre chez un homme que chez une femme.

LA CONJONCTION SOLEIL-MARS

Elle est considérée comme un aspect dysharmonique, sauf située dans un signe favorable et surtout lorsqu'elle est bien intégrée par le Moi.

Dans le meilleur des cas, la conjonction est génératrice de confiance en soi, de virilité, de courage, de combativité, de force de caractère ainsi que de force physique. Mais elle est aussi l'indice d'impulsivité, d'agressivité, d'insoumission voire de rébellion, se manifestant par un goût du risque.

C'est pourquoi l'itinéraire de la vie de la personne possédant ces aspects (sauf si SATURNE est une dominante) est souvent accidenté : s'il y a les accélérations qui propulsent haut, il y a aussi les retombées !...

Cette configuration nous amène directement à la relation au père qui a pu être vécue comme menaçante (père ressenti comme violent) ou absente (père parti, mort, ou simplement inexistant ou ne jouant pas le rôle viril dans le couple parental).

Nous pouvons donc parler, dans ce cas, de COMPLEXE DE CASTRATION, plus problématique chez le garçon qui peut avoir quelque difficulté à vivre sa virilité sans dilemme : soit être battu, soit être battant...

Le comportement sera directement fonction de la relation père-enfant, passant d'une conduite d'opposition à une conduite de soumission, selon la force ou la faiblesse des autres composantes du thème, le signe contenant la conjonction contribue à faire pencher la tendance dans un sens plutôt qu'un autre.

La conjonction, chez la femme, suscite un comportement masculin, indépendant, entreprenant ; si la LUNE le confirme (en signes de FEU, BÉLIER, ou VERSEAU-SCORPION), cela entraine un COMPLEXE DE VIRILITÉ ainsi qu'un comportement revendicatif vis-à-vis de l'homme dont elle se veut l'égale. Dans sa vie affective elle est pourtant souvent attirée par l'homme "macho" avec lequel elle recherche les rapports de force.

ASPECTS SOLEIL-MARS DYSHARMONIQUES

Les planètes masculines en dissonance l'une de l'autre, chez l'homme, indiquent une difficulté d'harmonisation entre virilité, agressivité (MARS) et masculinité (SOLEIL) comme si être viril, exposait à des dangers (complexe castration) ou comme si agressivité était synonyme de virilité. Il existe deux façons possibles d'y répondre : soit le sujet renonce, par peur d’être barré (le SOLEIL plus valorisé que MARS) soit il s’oppose et se montre violent, pour prouver sa force et sa virilité (MARS l'emporte, plus valorisé que le SOLEIL).

Chez la femme, l'aspect se traduit de façon similaire à la conjonction et il est également important d'observer le signe contenant ces planètes masculines.
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Hagakure


MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 7 Nov - 10:31

André Barbault a écrit:
Pauline Borghèse :



La sœur préférée de Napoléon se présente d'abord comme une lunaire-cancérienne. C'est une femme-enfant au caractère nerveux, sous l'empire souverain du narcissisme. Elle a ce lymphatisme cancérien qui en fait une nature alanguie, indolente, qui se lève tard, quand elle se lève, passe du lit à la chaise longue, a le don de gémir, de se plaindre, de se dorloter et d'exiger... Et, pourtant, cette nonchalante qui joue à l'enfant gâtée n'en possède pas moins l'instinct du nerveux. Elle a même cette sauvagerie primitive lunarienne qui va lui donner, pour satisfaire ses désirs, une audace, une impudeur, une extravagante dont on a peine à se faire une idée. Avec elle, en effet, tout doit plier sur l'heure devant son caprice du moment ; et le caprice de cette versatile qui, pour elle, est la chose la plus naturelle, qu'elle impose avec un don incroyable, a le don de la fantaisie, celle le plus souvent d'une nature écervelée. Avec une spontanéité naïve et indiscrète, elle est prête aux milles sottises qui lui viennent de sa sensibilité surexcitée, de son humeur instable, de sa nature légère, insouciante, évaporée, oublieuse, de ses faiblesses : enfantillages, lubies, minauderies, mensonges... Et tout ce monde est occupé de soi-même et rien que de soi : Pauline est uniquement amoureuse d’elle-même, entichée de sa personne jusqu'au pathologique.
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Invité

Invité

MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 7 Nov - 11:27


Très intéressant, étant également Neptunienne, j'ai effectivement constaté que le délit de fuite a été autant dur à vivre que thérapeutique à certains moments de mon existence...

Lors de ma plus dure relation qui allait sur sa fin, je suis entrée dans une phase où je lisais beaucoup beaucoup de romans pour m'évader, pour fuir la dure réalité que je vivais. Je lisais presque compulsivement et dès que je terminais un livre, j'en achetais un autre puis encore un autre de suite après etc (je subissais à cette époque un transit de Neptune sur mon Ascendant au carré de ma Lune et de mon Mars) cela a été une sorte de fuite mais aussi une thérapie, j'ai pu vivre d'autres sensations et bonheur que je ne vivais pas dans ma propre vie et cela m'a fait du bien, même si c'était totalement inexistant et fictif, cela a apaisé mes chagrins.

Pour les côtés moins chouette, timidité, méfiance, trop de compassion, gentillesse, acceptation, je peux râler (Lune/Mars Sagittaire) mais dans le fond, je finis toujours par essayer de comprendre l'autre. J'ai un côté double, je peux avoir un côté dominante mais aussi très soumise pour certaines choses. J'ai du mal avec les responsabilités et ai tendance à les fuir. Lorsque des choses trop complexe, de la paperasse administrative où autre me tombe dessus, je ne sais pas comment faire, je trouve des moyens pour m'extraire de ces choses du coup je ne suis pas encore super calé pour ces domaines.

Trop dévouée aussi dans mes amours où j'ai eu (je préfère parler au passé) des tendances à accepter des situations où des personnes que j'aurais mieux fais de laisser de côté sans leur trouver sans cesse des excuses. Il y a aussi le fait d'être trop rêveuse et d'avoir du mal avec la réalité dure que je vois autour de moi. Je suis facilement hypersensible et me laisse très vite impactée par ce que je vois/sens/perçois autour de moi où dans la vie dite " concrète ", ça c'est pour le côté moins chouette.
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ETOILE

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MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 7 Nov - 11:45

Longue lecture intéressante même si je n'ai pas tout compris.
Une relecture s'impose pour moi Wink
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ileautresor

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MessageSujet: Re: Tendances/problématiques
Mar 7 Nov - 13:04

Oh c'est très complet Hagakure!

je veux bien prendre mon thème pour illustrer la neptunienne et le complexe de Don Quichoette.

J'ai Neptune vers l'AS, en XII, de + c'est un régent karmique....
Visiblement on a du mal à me cerner... j'ai eu aussi du mal à me trouver pendant longtemps.
j'ai une personnalité soignante, que j'affirme comme telle sans doute parce que j'ai un problème d'identité depuis longtemps... avec le maître d'AS coincé entre Uranus et Pluton. Le soin m'a aidé moi aussi en aidant les autres (c'est classique).
Du coup je me vois bien dans le complexe de Don Quichotte quiç se lance volontiers dans des causes perdues... Tiens j'exerce dans une grande association humanitaire... une vraie cause perdue et pourtant chaque jour au moins je me sens utile et j'ai moins de problèmes existentiels (du style "à quoi je sers" comme la chanson de Mylène farmer)... quand j'ai aidé 10 personnes âgées à se lever/se laver, s'habiller et manger ou l'inverse (se déshabiller, se coucher et s'endormir) je sais que ma journée a servi à d'autres... et donc à moi-même puisque je m'épanouis grâce aux autres.

Mais heureusement il me reste mes rêves de littérature jeunesse et de petite enfance... sans enfant (mon compagnon ne peut en avoir étant donné sa maladie dégénérative type sclérose en plaques...), je rêve de m'occuper des enfants des autres. En allant travailler, je pense à mes bouquins et je comtpe mes livres.... ce faisant c'est comme si je marchais dans la forêt des lutins en pensant à "la forêt profonde" ou au "lutin (qui) veille", le parc que je traverse pour aller travailler se peuple de champignons dessinés par Anne Crausaz... d'écureuils réels ou imaginaires... de renards ou de loups... j'entends la chouette la nuit comme dans mes albums des "bébés chouettes" perdues sans leur maman et qu'il faut consoler et rassurer... bizarrement cela me rassure et je n'ai pas peur même quand je traverse un parc dans la nuit noire pour rentrer chez moi... la chouette est comme une amie qui veille sur moi.

enfin bref, ;-) j'aime le monde imaginaire même si j'ai besoin aussi de vivre dans le monde réel et même si je sais pertinemment que les eprsonens âgées dnt je m'occupe vont être en fin de vie et vont aller de mal en pis. Si je peux les soulager d'un sourire, par mon écoute tant mieux... sinon j'attends de retrouver mon imaginaire et de trouver uen autre cause perdue: la petite enfance (par exemple).
... en + d'aide-soignante, je suis aussi éducatrice de jeunes enfants. Titre qui tend à disparaître actuellement dans la refontre des métiers du social... le social aussi disparaît peu à peu, le monde associatif va laisser place à un monde de crèches privées... mais c'est pourtant mon truc de secours.
une vraie Don quichotte comme on voit!

Il y a longtemps lorsque j'étais littéraire je rêvais de devenir comme certains écrivains-voyageurs et de faire de petits métiers... c'est comme si j'avais réalisé mon rêve en quelque sorte... ;-) :-D!
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